Soutiens aux mouvements djihado-terroristes : Une menace sourde!

1. L’heure est venue de dépasser la farce tragique que représentent les mouvements qualifiés de djihadistes et/ou terroristes, avec ou sans soutiens extérieurs, pour focaliser notre attention sur le développement essentiel de nos nations.

2. Plusieurs voix s’élèvent pour accuser des forces étrangères, notamment françaises, d’appuyer ces mouvements, en collaboration avec des éléments internes profondément enracinés dans nos cités et nos campagnes. Cette accusation trouve un certain écho, car il est manifeste que ces groupes, menés par des individus en haillons, réussissent à mettre en déroute des armées professionnelles et soutenues par un État.

3. Abordons les faits. La lutte que mènent nos États, dotés de toute la puissance administrative, financière et sécuritaire, pour soutenir nos forces et assurer l’approvisionnement nécessaire sur le terrain est notable. De même, l’entrave mise par certains pays « amis » à l’acquisition d’armements et de munitions est palpable. Enfin, l’aisance avec laquelle ces groupes « en haillons » se ravitaillent et défient nos armées sur le terrain incite à certaines déductions.

4. À mon sens, deux scénarios méritent considération :

   i. Nos services de sécurité, notamment les douanes, si efficaces pour intercepter des cargaisons de drogues, semblent défaillants ou, à tout le moins, fortement corrompus, au point de compromettre la sécurité nationale. Ils peinent à détecter un important trafic d’armes, de munitions, de carburant et de vivres, des ressources que ces mouvements djihado-terroristes semblent avoir à profusion. Dans ce cas, nos services ont failli, et des mesures correctives s’imposent !

   ii. Existerait-il un circuit qui, échappant légalement à nos services, approvisionne ces djihado-terroristes en toute impunité ? Qui, sinon les forces étrangères (françaises, pour être précis) pourrait importer et livrer de tels ravitaillements sans éveiller les soupçons ou être détecté ? Ces forces, jouissant d’un laissez-passer pour franchir les douanes sans déclaration, pourraient circuler librement sur notre territoire sans en informer les autorités nigériennes !

5. Il est impératif de démanteler ce circuit pour endiguer cette menace. Les questions cruciales sont : (1) qui a les moyens de fournir les terroristes, (2) qui bénéficie d’une instabilité prolongée et généralisée au Sahel, et (3) quelles complicités seraient nécessaires pour déjouer nos institutions sécuritaires et fournir une telle logistique aux ennemis du peuple nigérien ?

6. Le retrait des troupes françaises du territoire nigérien, bien que n’éliminant pas totalement l’activité de ces groupes, devrait considérablement les affaiblir.

 Sans approvisionnements réguliers, ces djihado-terroristes auront du mal à surpasser nos forces armées.

7. Les intentions des Français de nous déstabiliser, du moins officiellement, nous obligent à une vigilance accrue. Après leur retrait, nous devrons les surveiller « comme le lait sur le feu », et surtout mener une traque sans relâche pour identifier et neutraliser tous les membres des forces spéciales françaises qui pourraient être déployés sur notre sol pour mener des opérations clandestines de déstabilisation.

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