#4 APPRENDRE DE NOS ERREURS – RETOUR SUR EXPÉRIENCE.

Les Postes Militaires de Reconnaissances (PMR) traditionnels, datant de l’époque coloniale, n’ont aucun rayonnement car les moyens manquent et les initiatives des Chefs de ces PMR sont inexistantes envers les populations qui sont, elles-mêmes, infiltrées, massacrées par les djihadistes et soumises à leurs desiderata ;

Les Forces statiques autonomes et/ou Patrouilles habituelles sont inefficaces car la population renseigne systématiquement les djihadistes et rend par là toute action obsolète. Alors qu’avec les renseignements fournis par cette population aux djihadistes et la routine qui s’installe, nos forces deviennent de + en + des cibles faciles et sont attaquées régulièrement, avec les bilans que nous connaissons ;

Les Opérations dites de « grande envergure ou patrouilles mixtes » qui s’organisent de temps en temps, limitées dans l’espace et le temps et employant les moyens classiques de la guerre conventionnelle, ne sont d’aucune utilité. Car, avec cette soumission de la population aux djihadistes, ces Opérations sont éventrées et infructueuses même si, parfois, on parvient à surprendre et à détruire quelques groupes armés…

… c’est à ces niveaux que le bât blesse…

Tout système, qu’il soit gouvernemental, militaire ou policier pour ne citer que ceux-là, a son point de rupture au niveau duquel il se retrouve en difficultés car il est dépassé, ses ressources humaines et matériels sont débordés à tous points de vue. C’est avant cette rupture qu’il est impératif de prendre certaines dispositions et/ou poser certaines actions qui tenteront de corriger des défaillances certaines et prévenir ainsi la rupture.

C’est en définitive une question de METHODE à adopter pour vaincre avec une utilisation idoine des moyens disponibles. C’est aussi la mise en place de certaines mesures politico-militaires, vis-à-vis des populations afin de les rallier à la cause commune de lutte contre la terreur. C’est surtout la mise en place d’un plan de communication impliquant totalement l’administration civile, les populations et les Forces de Défense et de Sécurité.

… comment faire dès lors …

La priorité doit être donnée à la reconstruction de notre Armée détruite par des années de détournements de fonds à elle destinés, d’injustices à tous les niveaux, de promotion de la médiocrité et d’envois à une mort certaine d’une partie de ses soldats. La réorganisation, le renforcement des effectifs et le repositionnement des Forces est déjà en cours pour faire face à la menace terroriste.

Il reste à revoir avec qui collaborer, quels accords nous assurent un partenariat gagnant-gagnant tout en favorisant pleinement l’équipement, la formation et l’entrainement de nos Forces, sans quoi leur efficacité à cette nouvelle menace ne serait qu’éphémère. La formation et l’entrainement apporteront un leadership moderne impliquant flexibilité et curiosité : Flexibilité en écoutant et en prenant en compte les propositions/observations des subordonnés, curiosité en s’informant et en poussant les collaborateurs à sortir le fond de leurs pensées pour la planification et la conduite des opérations en toute confiance.

… quelques prérequis essentiels …

  •             ANTICIPATION reste le mot clé pour assurer la victoire de nos Armées ;
  • Une coordination indispensable entre l’EMA et les EM de Zone afin d’établir des directives précises où l’Unité d’action de nos FDS est à privilégier ;
  • Un plan d’ensemble et la détermination des axes/zones sur lesquels la circulation de nos Forces devra être permanente avec une planification des méthodes et des moyens au niveau des Zones Autonomes ;
  • Des opérations minutieusement préparées et énergiquement conduites pour garantir le succès. Cela conduira à l’impératif de procéder au bouclage par des troupes aguerries et qui connaissent le terrain. Ces dernières rayonneront sur toute la zone en journée et tendront des embuscades durant la nuit ;
  • Une réserve conséquente en hommes et en matériels est nécessaire afin de renforcer les Opérations en difficultés et en fonction de l’importance de l’ennemi détecté, ainsi que de larges initiatives laissées aux subordonnés pour manœuvrer, conquérir ou détruire ;
  • L’application, sans discrimination et conformément au règlement militaire, des sanctions en cas de faute grave et des récompenses en cas de comportement exceptionnel sur le terrain. Cette posture du Commandement apportera la motivation et la cohésion tant recherchées.

… d’une manière générale …

Le constat est effarant dans sa globalité. De la corruption devenue le sport favori dans les artères mêmes du système de Défense à la culture de la médiocrité qui a pris cours, la sécurité a aussi pris un sérieux coup, jusqu’à être inexistante. A cela s’ajoute, il faut le dire, l’ethnicisme rampant qui gagne notre Grande Armée et la dévie de sa mission principale qui consiste à protéger et défendre le pays et ses populations, en clair à être REPUBLICAINE.

Nous-nous devons de poser la question de savoir qui nous sommes, que se passe-t-il chez nous et quel pays nous voulons léguer à nos enfants ? Toutes questions qui devront nous conduire à nous fédérer autour du patriotisme, nous ressaisir et voir ce qui peut faire avancer notre pays, plutôt que de se perdre dans des conjectures qui ne profitent qu’à ceux qui en sont les auteurs, enfin créer des contacts/concertations pour une synergie globale et républicaine de défense.

Une longue occupation du terrain s’impose à nous pour parvenir à défaire cette pression qu’exercent les terroristes sur nos populations rurales et, au-delà, sur le pays tout entier. Tant qu’il n’y aura pas une « action en profondeur » visant à contrôler/sécuriser la population et détruire ainsi l’organisation de contrôle qu’exerce ces forces terroristes sur elle et sur le pays, nous ne serons pas en paix et aucun développement ne sera possible.

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